Comment soulager une colique : remèdes naturels et traitements
Soulager une colique repose sur des gestes naturels et des traitements adaptés à chaque type.
- Masser le ventre circulairement 5 à 10 minutes.
- Bouillotte tiède (37-38°C) pendant 20 minutes.
- Position verticale après la tétée pour le rot.
- Mouvements de jambes vélo pour libérer les gaz.
- Consulter si douleurs persistent au-delà de 3 à 5 jours.
- Téléconsultation pédiatrique disponible de 6h à 23h.
Comment soulager les coliques du nourrisson : gestes et astuces
Les coliques du nourrisson apparaissent généralement au cours du 1er mois et disparaissent spontanément autour du 3ème ou 4ème mois. Ces pleurs intenses, souvent après la tétée, peuvent durer plusieurs heures et épuiser les parents. Rassurez-vous : quelques gestes simples permettent de calmer bébé et de soulager ses spasmes.
- Masser le ventre circulairement : effectuez des mouvements doux dans le sens des aiguilles d’une montre pendant 5 à 10 minutes pour décontracter les spasmes.
- Promenade en poussette : le mouvement rythmique et le bercement apaisent naturellement le nourrisson et facilitent l’émission de gaz.
- Bouillotte tiède sur le ventre : appliquez une source de chaleur modérée (jamais brûlante) pendant 20 minutes sur le ventre et l’estomac de bébé pour détendre ses muscles abdominaux.
- Position verticale après la tétée : maintenez bébé droit contre vous pendant quelques minutes pour favoriser le rot et éviter l’accumulation d’air dans son intestin.
- Mouvements de jambes vélo : allongez bébé sur le dos et pédalez doucement avec ses jambes pour stimuler le transit et libérer les gaz emprisonnés.
Si les pleurs persistent malgré ces gestes, sachez que les pédiatres sont disponibles en téléconsultation entre 6h et 23h pour vous rassurer et vous guider. Une consultation vidéo rapide peut éviter bien des inquiétudes, surtout lors des premières crises, tout en rappelant que l’échographie reste sans danger pour le fœtus.
Dans tous les cas, ne laissez jamais bébé seul avec une bouillotte et vérifiez toujours sa température : le risque de brûlure est réel sur une peau aussi fragile, tout comme l’air trop sec d’un déshumidificateur peut irriter les voies respiratoires. Privilégiez une température douce, aux alentours de 37-38°C, jamais plus.
Quelles sont les causes des coliques ?

Les coliques surviennent lorsque la paroi d’un organe creux intestin, foie ou rein se contracte violemment pour tenter d’évacuer un obstacle. Les déclencheurs les plus fréquents sont la gastro-entérite, le stress et une alimentation trop riche en graisses ou en alcool. Sauter des repas ou adopter de mauvaises habitudes alimentaires favorise également ces spasmes douloureux.
Certaines pathologies plus sérieuses sont en cause : le côlon irritable (colopathie fonctionnelle), une occlusion intestinale ou encore une diverticulite aiguë. Chez la femme, les règles peuvent provoquer des douleurs coliques similaires. Une crise de colique dure généralement moins de 48 heures ; une gastro-entérite guérit en 2 à 3 jours.
Si les douleurs persistent au-delà de 3 à 5 jours, une consultation médicale s’impose pour écarter une cause organique et adapter un traitement antispasmodique efficace.
Méthodes naturelles pour calmer une colique
Face à une crise de colique, quelques techniques simples permettent de briser le cycle de la douleur avant d’envisager un traitement médicamenteux. Ces méthodes visent à détendre la paroi intestinale pour faire céder le spasme.
Positions et respiration antalgique
- Position fœtale : s’allonger sur le côté, genoux ramenés vers la poitrine pour détendre les muscles abdominaux sur la zone douloureuse.
- Respiration contrôlée : inspirer profondément pendant 4 secondes, retenir l’air 2 secondes, puis expirer lentement.
- Répétition : poursuivre ce cycle respiratoire pendant environ 5 minutes jusqu’à sentir une détente progressive du ventre.
Chaleur, plantes et massages
- Bouillotte sur le ventre : appliquer une source de chaleur douce (jamais brûlante) pendant 20 minutes sur la zone douloureuse pour décontracter le muscle intestinal.
- Bain chaud : plonger dans un bain à 37-38°C aide à relaxer l’ensemble de la musculature abdominale et calme la douleur.
- Camomille matricaire : ses principes actifs (apigénine) ont un effet relaxant et antispasmodique naturel ; laisser infuser 10 minutes avant de boire.
- Massage abdominal circulaire : masser le ventre dans le sens des aiguilles d’une montre pendant 5 à 10 minutes pour décontracter les spasmes.
- Huile de fenouil : utiliser cette huile essentielle diluée en appui du massage pour renforcer l’effet carminatif (anti-gaz) et apaisant.
Ces gestes naturels sont efficaces pour une crise simple, mais ils ne remplacent pas un avis médical si la douleur persiste au-delà de 48 heures.
Quand consulter un médecin ?
La plupart des coliques se calment en quelques heures, mais certaines situations imposent un avis médical rapide. Une règle simple : si les symptômes persistent au-delà de 3 à 5 jours malgré les remèdes naturels et les antispasmodiques, une consultation s’impose.
Signes d’alarme chez l’adulte
Chez l’adulte, certaines douleurs abdominales ne doivent pas être prises à la légère. Consultez sans attendre si vous présentez l’un de ces signes :
Douleurs violentes et brutales qui réveillent la nuit ou empêchent toute position confortable
Vomissements persistants empêchant toute hydratation ou alimentation depuis plus de 24 heures
Sang dans les selles (sang rouge vif ou selles noires)
Fièvre associée dépassant 38,5 °C, signe possible d’une infection
Détérioration de l’état général : fatigue intense, pâleur, malaise ou perte de poids rapide
Ces symptômes peuvent évoquer une appendicite, une occlusion intestinale ou une colique néphrétique compliquée. Les anti-inflammatoires type aspirine ou ibuprofène sont alors déconseillés, car ils peuvent masquer la fièvre et aggraver une infection digestive.
À noter
Face à des douleurs qui masquent une infection, la notion de complicité en droit pénal rappelle que l’intention délibérée d’aider l’auteur principal doit être démontrée. Le complice encourt alors la même peine que l’auteur, qu’il s’agisse d’un vol simple ou d’une escroquerie.
Signes d’alarme chez le nourrisson
Les coliques du nourrisson sont fréquentes entre la naissance et le 4ème mois, mais elles ne doivent jamais faire oublier qu’une douleur peut aussi révéler une pathologie plus sérieuse. Un avis pédiatrique est obligatoire dans les cas suivants :
Ventre très dur et tendu, même entre les crises de pleurs
Pleurs inconsolables plusieurs heures d’affilée, malgré les massages et la chaleur
Refus alimentaire : bébé ne tète plus ou refuse plusieurs biberons consécutifs
Courbe de poids stagnante ou en baisse sur plusieurs semaines
Avis pédiatrique obligatoire en cas de doute, même pour des symptômes qui semblent bénins
Si les pleurs surviennent uniquement après les repas et s’estompent spontanément, il s’agit probablement de coliques simples. En revanche, un bébé qui reste mou, pâle ou qui vomit en jet nécessite une évaluation rapide. Une consultation en vidéo chez un pédiatre est possible entre 6h et 23h pour un premier avis si vous hésitez à vous déplacer.
Symptômes et signes d’une colique
La colique se manifeste par une douleur abdominale spasmodique intense, comparable à des crampes qui surviennent par vagues. Elle s’accompagne souvent de troubles du transit comme des diarrhées ou, à l’inverse, une constipation passagère. Ces contractions involontaires de l’intestin peuvent durer de quelques minutes à plusieurs heures, avec une intensité variable selon les personnes et la cause sous-jacente.
Chez le nourrisson, les signes sont plus difficiles à décoder : le bébé présente un ventre dur et tendu, se tortille, ramène ses genoux vers son thorax et pleure de façon inconsolable, souvent après la tétée. Chez l’adulte, la douleur peut irradier vers le dos ou les organes voisins, notamment en cas de colique néphrétique ou hépatique. Dans tous les cas, ces spasmes traduisent une dilatation ou une contraction anormale d’un organe creux (intestin, uretère, voies biliaires) qu’il convient d’identifier pour adapter le traitement.
Quels médicaments pour soigner une colique ?
Face à une crise de colique, la prise en charge médicamenteuse repose principalement sur les antispasmodiques. Ces traitements visent à décontracter les muscles lisses de l’intestin pour calmer rapidement les spasmes douloureux. La Haute Autorité de Santé les recommande comme traitement de première intention.
| Médicament | Posologie | Indication |
|---|---|---|
| Phloroglucinol (Spasfon®) | 2 comprimés de 80 mg, 3 fois par jour | Spasmes intestinaux, coliques aiguës |
| Trimébutine | Selon notice (souvent 3 fois/jour) | Régule la motricité intestinale |
| Pansements digestifs (smectite) | 1 sachet après les repas | Protège la muqueuse, diarrhées associées |
À noter que les anti-inflammatoires (aspirine, ibuprofène) ne sont pas indiqués dans cette situation. Ils peuvent aggraver les troubles digestifs et masquer les symptômes. En revanche, après une crise de colique liée à une gastro-entérite, une cure de probiotiques de 15 jours aide à prévenir les récidives de troubles intestinaux.
Les différents types de coliques : intestinale, néphrétique, hépatique et salivaire
Toutes les coliques ne se ressemblent pas. Si le point commun reste une douleur spasmodique intense, la cause, la zone touchée et l’évolution varient considérablement. Le tableau ci-dessous vous aide à y voir plus clair pour mieux réagir.
| Type de colique | Cause principale | Évolution typique |
|---|---|---|
| Intestinale | Gastro-entérite, côlon irritable | Guérison en 2 ou 3 jours |
| Néphrétique | Calcul bloquant l’uretère | Évacuation par les urines |
| Hépatique | Calcul biliaire au niveau du foie | Crise durant moins de 48 heures |
| Salivaire | Calcul dans une glande salivaire | Disparition spontanée du calcul |
Coliques intestinales : les plus fréquentes
Le plus souvent bénignes, elles accompagnent une gastro-entérite ou une colopathie fonctionnelle. Les spasmes du côlon provoquent des douleurs qui vont et viennent, souvent accompagnées de troubles du transit comme des diarrhées. Avec du repos et une hydratation adaptée, la guérison survient généralement en 2 ou 3 jours.
Coliques néphrétiques et hépatiques
La colique néphrétique survient lorsqu’un calcul rénal se coince dans l’uretère. La douleur, très intense et brutale, part du rein et irradie vers le bas-ventre. L’objectif est de favoriser l’évacuation du calcul par les urines.
La colique hépatique, elle, est liée à un calcul biliaire qui obstrue temporairement le canal du foie. La douleur se situe sous les côtes droites et peut durer de quelques heures à 48 heures maximum.
Colique salivaire : cas particulier
Moins connue, la colique salivaire survient quand un petit calcul obstrue le canal d’une glande salivaire, provoquant une douleur au moment des repas. Dans la plupart des cas, le calcul s’évacue seul et aucun traitement n’est nécessaire. Si la douleur persiste ou s’accompagne d’une infection, un avis médical s’impose.
