Grossesse gémellaire : Types, facteurs, suivi et risques

Types de jumeaux (monozygotes vs dizygotes)

Type de jumeaux Nombre d’œufs fécondés Patrimoine génétique Sexe des bébés Partage du placenta
Monozygotes (vrais jumeaux) Un seul œuf fécondé Identique Toujours le même sexe Placenta partagé (monochorial) ou non, selon le moment de la division
Dizygotes (faux jumeaux) Deux œufs distincts Pas de patrimoine génétique commun Peuvent être de sexe différent Chaque fœtus a son propre placenta
  • Présence de deux poches des eaux : possible dans les deux types, on parle alors de grossesse biamniotique
  • Différence clé pour le diagnostic : le partage du placenta (monochorial) indique des jumeaux monozygotes
  • Fréquence : les jumeaux dizygotes sont plus fréquents que les monozygotes
  • Origine : les monozygotes résultent de la division d’un seul œuf ; les dizygotes viennent de deux ovules libérés lors de la même ovulation
grossesse gemellaire

Suivi médical et prise en charge d’une grossesse gémellaire

Rythme des consultations et échographies

  • Consultations mensuelles : jusqu’à 24 semaines d’aménorrhée
  • Rythme bimensuel : de 24 à 32 semaines d’aménorrhée
  • Consultations hebdomadaires : après 32 semaines d’aménorrhée
  • Échographie de datation : entre 11 et 13 semaines d’aménorrhée
  • Échographie morphologique : entre 20 et 22 semaines d’aménorrhée
  • Échographies de croissance : toutes les 2 à 4 semaines dès 24 semaines

Prise en charge par les professionnels de santé

  • Gynécologue-obstétricien référent : suivi obligatoire par un spécialiste
  • Échographiste spécialisé : réalisation des échographies adaptées aux grossesses multiples
  • Sage-femme coordinatrice : suivi de proximité et préparation à la naissance
  • Anesthésiste-réanimateur : consultation systématique avant l’accouchement
  • Pédiatre néonatologiste : évaluation des bébés à la naissance
  • Diététicienne : conseils nutritionnels pour prévenir l’anémie et la carence en fer

Risques à connaître pour la mère et les bébés

  • Prématurité : risque principal à prévenir et surveiller tout au long de la grossesse.
  • Anémie fréquente : carence en fer due à des besoins doublés chez la mère.
  • Tension artérielle : surveillance accrue obligatoire pour détecter une prééclampsie.
  • Risque cardiovasculaire : surrisque d’hospitalisation cardiovasculaire pour la mère après l’accouchement.
  • Complications : globalement plus élevées qu’en grossesse simple, nécessitant un suivi renforcé.

À découvrir aussi

Après une grossesse gémellaire, le suivi reste important : un antécédent de grossesse extra-utérine rappelle que des symptômes atypiques doivent alerter. Par ailleurs, la grossesse après 40 ans s’accompagne d’un suivi rapproché, avec dépistage du diabète gestationnel et de l’hypertension.

Les traitements de fertilité et la PMA sont souvent associés à une grossesse gémellaire. Pour mieux comprendre les mécanismes hormonaux en jeu, l’efficacité de Baby Boost sur la fertilité détaille le rôle de certains actifs. Par ailleurs, l’haptonomie propose un accompagnement des futurs parents dès le 4e mois de grossesse, une approche qui peut trouver sa place dans le suivi de ces grossesses particulières.

Facteurs favorisant une grossesse gémellaire

Plusieurs éléments peuvent augmenter les chances de concevoir des jumeaux, en particulier des jumeaux dizygotes (faux jumeaux). Voici les principaux facteurs identifiés :

  • Âge maternel après 35 ans : le taux de grossesse gémellaire augmente significativement.
  • Antécédents familiaux de jumeaux : la prédisposition héréditaire joue un rôle majeur.
  • Traitements de fertilité et PMA : stimulation ovarienne et FIV multiplient les risques.
  • Prédisposition plus forte pour jumeaux dizygotes : facteurs génétiques et environnementaux impliqués.
  • Aucun facteur connu pour jumeaux monozygotes : leur apparition reste aléatoire et inexpliquée.